L’expérience la plus intense de ma vie !
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Par Victoria
Récit d’accouchement d’une femme qui accouche pour la 3ᵉ fois – et désolée, il est un peu long
Le vendredi soir, je sens les premières petites contractions alors que je suis en train de coucher ma fille du milieu (qui l’est devenue depuis) de 3 ans et demi. J’en suis à 39+5, et pour mes deux précédents accouchements j’ai dépassé le terme, donc j’ai presque du mal à croire que cela puisse déjà se déclencher maintenant.
Je monte dire à mon mari, Jannick, qu’il se passe clairement un truc un peu étrange dans mon corps, mais nous attendons encore un peu pour voir, car on a aussi entendu dire que les troisièmes accouchements peuvent être un peu particuliers. Les accouchements suivants peuvent être un peu trompeurs, mais nous nous préparons tout de même à un éventuel départ, donc vers 21 h j’envoie mon aînée au lit et Jannick file chez Netto acheter des chips, du jus et des pastilles de dextrose. À ce moment-là, les contractions durent 20 à 30 secondes et il y a 6 à 8 minutes entre chacune.
Je prends une longue douche bien chaude et vers 23 h 30 nous contactons mes parents, qui doivent venir garder les filles. Ils sont partis dans l’après-midi dans leur maison de vacances à Fur, donc ils ont une petite traversée en ferry et deux heures de route devant eux. Ils prennent le ferry à minuit, ils sont en route.
Mes contractions commencent à faire vraiment mal, mais je parviens à les gérer : je compte mes respirations, ce qui me permet de sentir à quel moment la contraction atteint son pic puis redescend. Jannick fait une sieste sur le canapé et j’arrive aussi à somnoler entre les contractions. Je gère les contractions seule pendant quelques heures ; à ce moment-là, elles durent environ 45 secondes avec 5 à 6 minutes d’intervalle. J’alterne entre m’asseoir sur le ballon de Pilates et m’agenouiller, penchée sur la méridienne du canapé.
Omkring kl 2 ankommer mine forældre, og går direkte ned og sover sammen med pigerne. Jeg går igen under bruseren i en halv times tid, og synes nu virkelig at veerne trækker tænder ud, men jeg har rigtig godt styr på min vejrtrækning, så jeg kan stadig godt være i dem. Meeen jeg tænker også, at nu må det være tid til at ringe efter jordemoderen.
Det passer med at Jannick vågner da jeg kommer ovenpå, og kl 02.56 ringer vi til jordemoderen. Telenfonen bliver taget af den jordemoder, som jeg har haft næsten alle mine konsultationer hos, og jeg bliver simpelthen så glad for at det er hende, som jeg skal føde sammen med. Veerne varer nu ca 45 sekunder og med 5-6 minutters mellemrum, og vi snakker lidt om, om hun skal tage forbi fødeafdelingen og hente lattergas. Jeg kan ikke huske hvad vi kommer frem til, men hun bestiller ihvertfald en taxa, og vil komme så hurtigt som hun kan. I mens vi venter, gør Jannick klar til at puste fødekaret op og få det fyldt.
Entre-temps, ma mère se réveille et nous rejoint dans le salon. Je suis assise sur la partie méridienne du canapé pendant que Jannick gonfle la piscine, et là je prends quelques contractions pendant que ma mère appuie fortement sur le bas de mon dos.
Det føles vildt godt, men pludselig kommer veerne noget hurtigere efter hinanden, end de gjorde lige før. Jeg får bakset mig ned på knæ foran chaiselongen igen, og får imellem veerne sagt til Jannick, at jeg ikke når op i det kar. Lillesøster kommer om lidt. Først forstår han ikke helt hvorfor jeg siger det, og prøver at overbevise mig om, at vi sagtens kan nå at få det fyldt, men han skifter hurtigt mening, da han i næste sekund høre mig gispe mig igennem den første presseve. Kl 03.28 ringer jeg igen til jordemoderen, og siger hun skal komme NU, men heldigvis er hun lige på trapperne!
Jannick sætter sig foran mig på sofaen, og jeg får en kold klud på panden i mens jeg gisper mig igennem et par presseveer. Jeg er på en eller anden måde helt klar i mit hoved, og har heldigvis nogle fine pauser i mellem veerne. Jeg KAMPsveder. Det er så mega hårdt at gispe på veerne, i stedet for at presse med. Min mor vækker min far, som er obstetrisk overlæge, HVIS nu lillesøster skulle komme før jordemoderen.
À 3 h 40, la sage-femme passe la porte. Je lui crie que j’ai des contractions de poussée, et elle me dit de simplement pousser avec. Quand je pousse sur la première contraction, la poche des eaux se rompt dans un énorme jaillissement. C’est une putain de délivrance. Il me faut encore 2 ou 3 contractions de poussée, et à 3 h 48 je reçois moi-même la petite Freya dans mes mains.
Je m’allonge sur le canapé, où le placenta est expulsé. On m’examine (le premier et unique examen interne), et il n’y a aucune déchirure.
Vers 5–5 h 30, mes grandes filles sont réveillées et viennent dire bonjour à leur nouvelle petite sœur, et Freya est mesurée et pesée. 3 900 g et 50 cm d’amour pur.
Je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur accouchement, et même s’il y a eu un court instant de doute sur le fait que la sage-femme arriverait à temps, je ne me suis jamais sentie inquiète ni en insécurité. L’expérience la plus dingue de ma vie !